Les mathématiques et la méthode de Singapour ou « la représentation mentale »

Depuis quelques temps, certains médias mettent en avant une « méthode » venant de Singapour et permettant un apprentissage facilité des mathématiques. Les enfants soumis à cette approche seraient alors bien plus compétents dans cette discipline . Article Le Point

Lorsqu’on étudie cette approche (plus qu’une méthode), on se rend compte qu’elle repose avant tout sur la visualisation des phénomènes mathématiques. Souvent abstraits (nombres, quantités, fractions, âge du frère qui a trois fois l’âge de …) les notions et problèmes mathématiques sont alors modélisés par des schémas ou des organigrammes qui permettent de se rendre compte des grandeurs manipulées.

 

 

Comme dans beaucoup de disciplines (et pas seulement scientifiques !), la difficulté de compréhension vient du fait de ne pas être capable de se créer une représentation mentale. Alors que, lorsqu’on imagine les choses, tout devient plus simple …

Par exemple, pour « imaginer » ou se représenter une fraction, on peut proposer la représentation schématique suivante :

Une fois cette image bien comprise, l’apprenant pourra alors se représenter toutes les fractions et les manipuler plus aisément.

Si on repense à notre scolarité, les représentations mentales ont souvent été utilisées comme en histoire,  afin d’organiser les événements à l’aide d’une frise chronologique :

Le plus de la « méthode de Singapour » est surtout d’utiliser cette approche de visualisation pour résoudre des problèmes mathématiques. Autre avantage, les apprenants savent effectivement manipuler des notions abstraites car elles sont alors réellement acquises et maîtrisées.

Reste à chaque enseignant de proposer des « images », puis d’entraîner les apprenants à se créer leurs propres représentations visuelles puis mentales.

 

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