Comment gérer les « devoirs » du soir ?

Pas toujours simple d’aborder le moment des devoirs du soir. Fatigue, manque d’envie, volonté de « jouer » après une journée d’école, etc. Pour que ce temps se passe le mieux possible, il est important de réfléchir aux différentes façons d’aborder cette nouvelle séquence de la journée, en tenant compte de l’acteur principal : l’enfant.

Avant de passer en revue différents points, je vous propose de prendre un moment pour repenser à vos « devoirs » scolaires lorsque vous étiez enfant (d’ailleurs le mot « devoir » est forcément connoté de par sa définition : Ce que l’on doit faire selon la loi, les convenances ou règles morales). Lorsque je pose cette question à des parents, les réponses sont bien souvent négatives.

Je suis content de ne plus avoir à en faire

Mes parents me forçaient toujours à m’y remettre

C’était long …

Donner du sens aux « devoirs »

Avant tout, ce temps de « devoirs » ne doit pas être ressenti comme une corvée. Il est donc important de donner du sens à ce temps de : révisions, réactivation, approfondissement, entraînement, etc. en expliquant à l’apprenant qu’après une journée d’apprentissages, le cerveau à certes besoin de se reposer, mais qu’il doit aussi être conseillé sur les notions importantes à retenir et à ancrer durant la nuit. On peut faire un parallèle avec un sportif qui après une journée d’efforts, continu de faire des étirements …

Un réservoir d’attention limité

Tous les enfants n’ont pas la même capacité de concentration. Certains, après une journée de travail, sont « vidés ». Certains diront même qu’ils n’ont plus rien dans la tête. Il faut savoir que notre faculté d’attention n’est pas infinie. On peut imager cela par une jauge de batterie.

Lorsque son réservoir de concentration est vide, il faut le recharger. Pour cela, proposer une activité manuelle ou sensorielle, ou un temps relaxant pour éviter que le cerveau soit encore en train de « mouliner ». La mobilisation cognitive est alors faible et la « jauge » se recharge doucement.

On parle parfois aussi d’activité « soupape » qui permet à l’enfant d’évacuer tout le stress (rester assis sur sa chaise, ne pas parler, ne pas bouger) accumulé durant la journée. De telles activités (sport, bricolage qui mobilise le physique, jeux de ballons …) lui permet de se défouler, de diminuer la charge cognitive de la journée et d’être à nouveau disponible pour faire marcher son cerveau.

Questionner la motivation

Lors des devoirs, responsabiliser les enfants est essentiel pour ne pas tomber dans le rapport « parent qui impose/ enfant qui est forcé ». Sinon, l’activité est contrainte et très souvent, c’est le parent qui finit par faire les devoirs sans s’en rendre compte. Il est donc important de prendre un temps pour questionner/analyser la motivation de l’enfant lorsqu’il est en activité de devoirs.  Est-ce parce que ses parents le forcent ? Est-ce par peur/envie d’une certaine note ? Pour démontrer ses capacités à son enseignant ? Car certaines disciplines le passionnent ?

Savoir ce qui motive ou démotive un apprenant permet d’utiliser ces différents éléments pour choisir l’accompagnement que l’on va proposer. « Je suis là si tu as besoin d’aide, mais tu es responsable de ton travail ».

Mettre en place un rituel et prendre le temps

Dans la vie d’un enfant, les rituels comptent énormément. Il est important que le temps d’apprentissage du soir soit, lui aussi, bien positionné par rapport à toutes les activités familiales que l’on doit mener en fin de journée, et par rapport aux besoins physiologiques de l’enfant. Au retour de l’école les ventres sont parfois vides et le manque de (bon) sucre empêchera un travail intellectuel de qualité. Après le repas et avant le coucher, la fatigue peut arriver et un enfant n’aura plus les capacités attentionnelles pour étudier. Il est donc important d’observer le rythme de chaque apprenant pour programmer le temps de travail au moment le plus adéquat.

Dans tous les cas, il faut prendre le temps pour ne pas « presser » l’apprenant qui parfois manque d’envie pour les devoirs, ou qui peut éprouver de la difficulté dans ses révisions (manque de réussite + stress/pression = encore plus de manque de réussite !)

Et si on jouait pour réviser ?

Afin de sortir du mode scolaire qui a déjà été vécu par l’apprenant durant toute la journée, on peut envisager les devoirs/révisions sous forme de jeux. Par exemple, les mots de vocabulaire pourront être revus sur forme de quizz et de défis. La poésie pourra être revue en chantant. Les nombres simples à l’aide d’un jeu se sept familles adapté … Et ne pas hésiter à faire bouger l’enfant : à chaque erreur, sauter 5 fois en l’air … Le côté ludique est très puissant pour transformer une activité « rébarbative » en moment passionnant.

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Une réponse à Comment gérer les « devoirs » du soir ?

  1. THOURET dit :

    Combien de fois me suis-je retrouvée « démunie », tout comme mon enfant, devant ce moment des devoirs devenu rébarbatif…

    Merci pour cet article remotivant

    S.

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