Ecrans, lumière bleue et mémoire … un cocktail détonnant ?

Dans notre environnement, les écrans (téléviseurs, tablettes, smartphones …) sont omniprésents et cela dès le plus jeune âge. Certaines études semblent démontrer l’effet néfaste de ces appareils sur le sommeil, la concentration et la mémorisation.

Les écrans coupables ?

En pratique, ce sont les LED utilisées pour l’éclairage des écrans qui poseraient problème. En effet, la plupart de nos appareil « faiseurs d’images » nécessitent des couleurs éclatantes, une bonne définition, un encombrement réduit et bien sûr, une très faible consommation énergétique. Les LED utilisées ont un spectre d’émission (longueur d’onde ou couleur émise) qui peut varier selon leur caractéristique mais la plupart produisent une lumière froide dite « bleue » à 6500 K.

Lumière bleue et neurones

L’optogénétique a été mise en lumière (!) en 2010 par une équipe de neuroscientifiques. Cette méthode permet d’activer ou d’inhiber spécifiquement un type de neurones par l’émission d’une lumière. En pratique, une souris soumise à de la lumière bleue au sein d’un labyrinthe se met à courir frénétiquement, se calme en l’absence de cette lumière et devient passive en lumière jaune. Certaines longueurs d’onde « bleues » de nos LED  auraient donc la possibilité d’exciter certains neurones.

 

Lumière bleue, sommeil et mémoire

La mémorisation des informations à long terme se joue la nuit, lorsque nous nous reposons alors que notre cerveau continue son activité. En effet, la mémorisation consiste en la mise en relation de neurones qui vont former des réseaux.

De façon très schématique, plus les réseaux de neurones seront solides, plus la mémorisation sera bonne. La nuit sert donc à renforcer les nouvelles connexions qui ont été créées durant la journée. Dans le cas où on soumet son cerveau (plein de petits neurones) à de la lumière bleue, ces derniers vont être excités (comme pour la souris …) et l’endormissement ou le sommeil sera moins bon.

Un sommeil peu profond limite la sécrétion de myéline, protéine qui a la particularité d’entourer les neurones afin de les protéger. Les réseaux seront alors moins renforcés et la mémorisation moins efficace.

Que faire alors ?

« Un bon sommeil permet une bonne mémorisation ». Cet adage est toujours valable et le reste si on limite la consommation d’écrans avant de dormir. Mais qu’en est-il de nos foyers dans lesquels toutes les lampes à incandescence ont été remplacées par des … LED !

Reste, sinon, à privilégier le bon vieux livre papier et la bougie !

Taggé , , , .Mettre en favori le Permaliens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *